Aime-moi, brûle moi !
Au fond de mon c½ur se liquéfie mon amour,
Je n'ai de cesse que de te poursuivre, par delà des toits,
Pour te trouver, autour de la terre je ferais cent fois le tour.
Aucun répit ! Parmi les ombres je cherche la lumière
Perdue de tes yeux qui pleurent et saignent de désespoir,
Mais qui t'as ôté ce ton dont le ciel était si fier ?
Qui perd son temps dans les vaines pensées de foire ?
Je ne sais pas, je ne fais que d'écrire ta beauté, décrire
Ce que j'éprouve, approuve mon innocence puérile,
Faiblir à chaque pouls de ton c½ur qui fond, cierge en cire,
L'horreur fait empire, je survole mon chagrin dans un air stérile.
Aime-moi, brûle moi !
Encore de l'impatience, sur un bucher qui refroidi,
La foule me réclame, te réclame, la foule est en émoi !
Sorcière dont le crime fut de m'ensorceler, que l'on me châtie !
Je l'ai déjà dit, je suis esclave de ton charme, ô vile traitresse,
Je le crie, je le hurle, je t'aime, j'en graverais ma tombe,
Combien de fois tu m'ôtes tout ces instants de liesse
Que j'ose imaginer, chaque jour de mon rêve je tombe.
Aime-moi, brûle moi !
Les braises envahissent mon âme qui s'en pâme !
Ah ! Que je souffre, ton ombre m'effleure, je frissonne,
Si un jour j'en aime une autre que toi, qu'on m'emprisonne !
Aime-moi ! Brûle moi !
Pour la énième fois je t'invite à prendre mon bras !
Aime-moi ! Brûle-moi !
Aime-moi !
Aime !